Le 24 avril 1267, dimanche de la Quasimodo, le roi Louis IX (saint Louis), entouré de son frère Alphonse de Poitiers, de son gendre Thibaut V de Champagne, roi de Navarre, de son fils aîné, le futur Philippe le Hardi, et de deux autres de ses fils, de son neveux, le jeune prince Charles qui fera des fouilles à Saint Maximin (voir ce chapitre), du duc Hugues IV de Bourgogne, du légat Simon de Brion, futur pape Martin IV, de Gui de Mello, évêque d'Auxerre, et de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés, procède à la translation des reliques de Marie-Madeleine. Celles-ci furent retirées du coffre métallique et exposées à la vénération des fidèles dans une châsse d'argent pur, sauf quelques fragments que le roi fit enchâsser dans deux reliquaires de vermeil, ornés de pierreries.
Saint-Maximin
Les moines de Saint Maximin répondent du tac au tac : le corps de la sainte n'était plus dans son tombeau quand Badilon est venu le chercher en Provence. A l'approche des Sarrasins, le corps de la Sainte a été caché dans le tombeau de saint Sidoine, et celui de Sidoine a été mis à la place de Madeleine. Les ossements de Vézelay sont ceux de saint Sidoine !
Le 9 décembre 1279, les reliques de Marie Madeleine sont officiellement découvertes à Saint-Maximin. Fin de l'histoire, Vézelay ne s'en remettra pas.
(1) René LOUIS, Girart, comte de Vienne, (...819-877) et ses fondations monastiques, 3 vol., Auxerre, 1946-1947 |